396 views

LES LOIS FONDAMENTALES DE L' ÊTRE Synthèse concernant les lois fondamentales qui dominent le grand Uni/vers, le (macrocosme, ce qui est en haut) avec tout ce qu'il contient ; particulièrement l'homme qui, pour ainsi dire, le résume comme un petit univers (un microcosme, ce qui est en bas) pour tenter de rendre compte de son sens et de sa dynamique. Si ce monde, dont l'infini nous étonne, n'est pas comme le dit souvent la science officielle sous contrôle judéo-maçonnique un chaos, mais un cosmos ordonné où le vivant apparaît, se maintient, se développe, avec la conscience qui en émerge, selon ce qui semble être un "programme universel de Vie", il doit en effet répondre à un système de lois cohérentes, qu'on peut décrire comme il suit : -- la loi de causalité, qu'il faut postuler en premier, exprime l'idée que dansl'univers, visible ou invisible, tout obéit à des lois; le mot "miracle" est ici à proscrire, comme recouvrant un phénomène "merveilleux" dont on ignore actuellement les causes, mais qui doit lui aussi résulter d'une stricte causalité. - la loi de conservation, à rapprocher de la première, exprime que tout se transforme, ou se métamorphose, mais ne s'abîme jamais dans le néant; en corollaire : rien ne sort jamais du néant, ce qui exclut le "miracle" de la création du monde ex nihilo. - la loi d'Unité essentielle, postule que cette source et ce réceptacle sont une seule et même réalité, où se trouvent disponibles les infinies potentialité de manifestation des mondes, avec les lois éternelles qui les régiront, et où se préserve la mémoire, pour ainsi dire, de tout ce qui est survenu dans l'histoire des mondes disparus. Ce Tout Unique, infini, ne saurait se représenter comme un être (à la façon des Dieux personnels des religions); ce serait plutôt l'être" en soi, indéfinissable avec nos mots usuels, qui répondrait le mieux à l'idée qu'on pourrait se faire de l'Absolu. - la loi de dynamique de l'être invite à concevoir que cette source-réceptacle infinie, cette "Cause sans cause", comme l'appelle certaines tradition, resterait éternellement immuable dans son homogénéité, si ne surgissait pas de son sein une impulsion, conduisant à faire apparaître quelque chose de limité, et de temporel, sur fond d'infini et d'éternité; des myriades et des myriades de formes, lancées dans les orbites de l'Existence, du Devenir, sur fond d'Unité et d'être Absolu. Cette dynamique de l'être, inséparable de l'être lui-même, n'a pas eu de commencement, et ne s'épuisera jamais. Cependant, elle s'exprime comme une pulsation, les battements d'un coeur vivant : le déploiement de la sphère du Devenir est limité dans le temps, il est suivi d'une phase de réimmersion dans l'être, également limitée, pour laisser place à de nouvelles alternances. Mais le durée de vie des phases déployées est suffisante, des milliards d'années, pour permettre d'y manifester largement quelque chose des infinies potentialités de la Source unique. Une conclusion évidente de cette loi est qu'il n'y a pas de commencement absolu ni de fin absolue du monde : il faudrait parler de re-commencement et de fin provisoire, même si des milliards d'années s'écoulent normalement avant un prochain renouveau. - la loi universelle des cycles, qui fait que tout est rythme, pulsation, vibration dans l'univers, dont la respiration se répercute à l'infini, dans les révolutions des corps célestes, les marées, les saisons, le cycle nycthéméral, dans les pulsations du soleil comme dans le cycle de ses taches, les alternances de veille et de sommeil, ou de naissance et de mort, etc. Ainsi, dans ce monde, rien ne demeure immuable, mais, néanmoins, il se passe quelque chose, au fil de cette succession de phases provisoires, c'est ce qu'énonce le corollaire la loi suivante: - la loi universelle d'évolution qui interdit de postuler un Eternel Retour. Chaque monde qui vient à l'Existence se déploie, par stades successifs, de la Source unique, homogène, invisible, jusqu'au plan le plus divisé, visible et matériel, interagissent la multitude des êtres en devenir; et ce mouvement permet d'exploiter de nouvelles potentialités restées latentes jusqu'à présent; mais, comme cette expansion est limitée, elle finit par faire place au mouvement inverse de retour vers le réceptacle éternel; là encore, il se passe quelque chose : la récolte des innombrables progrès enregistrés est engrangée pour servir à de nouvelles semailles, dans un cycle d'univers futur. - la loi universelle de karma. J'en ai déjà parlé, mais brièvement, elle exprime précisément que rien n'arrive par hasard, mais résulte d'une cause ou d'un ensemble de causes antérieures : l'Évolution ne va pas à l'aveuglette, mais se guide sur les acquis et tentatives du passé, un univers apparaissant ainsi comme le "fils", ou le prolongement, du précèdent, dont il exploite la récolte préservée après son extinction. Si, maintenant, on envisage ensemble toutes ces lois, on découvre la loi suivante: - la loi de perfectibilité indéfinie des formes (de conscience, matière ou énergie) apparaissant dans le monde manifesté du devenir : ce qui n'a pas encore été réalisé dans un univers, dans le sens de la perfection et de l'adaptation à des degrés d'Évolution de plus en plus élevés, le sera dans un autre univers, grace aux acquis engrangés dans l'intervalle. Comme il a été suggéré plus haut, la dynamique de l'Etre Unique Infini, fait émerger les mondes où viennent à régner le discontinu, le multiple, l'hétérogène, dans des espaces orientés, avec toute la relativité qui s'y attache : les acteurs de ce théâtre d'Évolution sont des myriades d'entités de toutes natures, de tout degré sur l'échelle du progrès ; mais cette multiplicité n'empêche pas ces "êtres en devenir" (ou monades en évolution) d'être toutes enracinées, pourrait-on dire, dans l'Être Éternel dont elles reflètent une parcelle de lumière dans leur conscience. D'où la conséquence essentielle de la loi suivante: - la loi de fraternité universelle, qui unit indissolublement toutes les monades, entraînées sans exception dans le mouvement d'évolution. Elle implique, comme pour les membres d'une même famille, une interaction constructive et une solidarité incontournable dans le devenir collectif : la dynamique de l'Etre impose à chaque acteur de jouer son rôle là où il est pour maintenir l'harmonie de la Nature. On peut trouver là la base d'une réelle écologie universelle. On voit ici émerger l'idée d'un authentique "projet universel de Vie" qui, par l'impulsion naturelle qui entraînant tous les êtres en devenir, se met en place et se déploie dans l'intention", pourrait-on dire, de réaliser tous les degrés de perfection possibles dans les conditions particulières offertes par un monde donné. On peut noter ici encore, une différence essentielle avec les conceptions religieuses courantes : les êtres, à tous niveaux, ne sont pas les créatures impuissantes d'un Dieu omnipotent, régnant du haut des Cieux. Comme les rayons d'un même soleil, ils ont même origine - dont ils ne sont pas essentiellement séparés - et la trajectoire de leur évolution les amène à s'éveiller progressivement à la réalité de cette racine éternelle. Dans cette perspective également, chaque être a sa place, son rôle à jouer et n'est plus un simple figurant sur la scène de la Nature, comme on pourrait le croire aussi à propos des végétaux et des animaux, dans les mêmes conceptions courantes.

thumb_up15thumb_downrepeatchat_bubble